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Planification acoustique pour les établissements de santé

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7 conseils pour choisir les solutions de plafond pour les établissements de santé

Des rassemblements de personnes dans une pièce relativement étroite, des communications et des prises en charge sont effectuées à toute heure du jour et de la nuit, des appareils, des machines et une infrastructure technique complète: voilà les situations bruyantes auxquelles sont confrontés les établissements de santé. Pourtant, dans ces établissements, une acoustique adaptée est une condition sine qua non. Il n’existe pas de solution universelle, chaque solutions doit être adaptée et mise en œuvre au cas par cas. Voici 7 conseils pour choisir la bonne solution dans les différents espaces d’un établissement de santé.

Limiter le bruit et son impact négatif

Lors d’un projet de recherche portant sur le thème « Le bruit à l’hôpital », les chercheurs de l’université Bauhaus de Weimar ont établi que les patients, comme le personnel, pouvaient souffrir de stress dû au bruit. Cela signifie qu’une réelle nuisance lors des activités cérébrales pourrait avoir une incidence négative sur le rétablissement des patients, et ainsi mener à des séjours prolongés en milieu hospitalier.

Lors de la création d’hôpitaux, il convient de répondre aux exigences d’hygiène et d’acoustique pour chaque zone, que ce soit à l’entrée ou aux soins intensifs. La mise en con-formité constitue donc un défi majeur. Pour pouvoir répondre aux égigences des normes sur le contrôle des infections, l’hygiène et le nettoyage les hôpitaux sont principalement équipés de matériaux lisses et de surfaces dures. Cependant, ces éléments créent des réverbérations sonores qui rendent une pièce bruyante, ce qui gêne les patients et le personnel.

C’est pourquoi une planification préventive et minutieuse des pièces permet de séparer les zones acoustiquement sensibles de celles qui ne le sont pas,. Cela permettra de choisir Des éléments spécifiques-murs et plafonds - qui répondent à la fois aux exigences hygiéniques et acoustiques.

Les établissements de santé nécessitent une acoustique sur mesure

La norme allemande DIN 18041 « Qualité acoustique dans les salles - Spécifications et instructions pour la planification » vise à obtenir une bonne orientation de l’acoustique architecturale.

Les salles des établissements de santé sont classées dans le groupe B (Audibilité à faible distance) selon la norme DIN 18041, et sont réparties entre les groupes B2 à B5 selon le type de pièces. Pour presque toutes les pièces des établissements de santé, la norme DIN 18041 prévoit des mesures relatives à l’acoustique architecturale.

Les mesures nécessaires doivent viser la réduction du niveau sonore moyen dans une salle lors de son utilisation et la limitation de la réverbération. En général, les mesures nécessaires (pour une hauteur sous plafond de 2,5 m) dépendent de la durée de séjour et de la recherche du confort intérieur.

Pour les groupes B2 à B5, la classification suivante s’impose pour les établissements de santé :

  • RG B2 : pièces pour de courts séjours (notamment les halls d’entrée / accueils avec zone d’attente) – A/V ≥ 0,15
  • RG B3 : pièces pour de longs séjours (notamment les chambres, les salles de soins) – A/V ≥ 0,20
  • RG B4 : salles de travail (notamment la zone de réception et l’accueil, les laboratoires, les chambres de résidents en centres de soins, les bureaux individuels et collectifs) – A/V ≥ 0,25
  • RG B5 : pièces s’accompagnant d’exigences particulières pour la réduction du bruit et le confort intérieur (notamment les réfectoires et cantines, les cuisines industrielles, les espaces dédiées aux exercices physiques) – A/V ≥ 0,30

Pour la description des conditions acoustiques, le rapport A/V est utilisé comme valeur de référence : les volumes de pièces V doivent s’accompagner d’un niveau minimal de surfaces absorbantes nécessaires, appelées dans le jargon technique, les surfaces d’absorption acoustique A équivalentes. En comparaison avec les pièces pour de courts séjours (RG B2, A/V ≥ 0,15), certaines exigences relatives au confort intérieur (RG B5, A/V ≥ 0,30) prévoient le double de surfaces acoustiques efficaces, les personnes présentent dans la pièce n’étant pas prise en compte.

Dans les salles blanches, les systèmes de plafond doivent répondre aux normes et aux réglementations d’hygiène

Une salle blanche est une pièce où la concentration de particules en suspension dans l’air doit être maintenue à un niveau aussi bas que possible. Les salles blanches sont essentielles pour la recherche médicale, les traitements et la production aseptique de médicaments. La pandémie liée au coronavirus illustre parfaitement la nécessité de disposer de ces pièces. De fait, elles permettent de définir et de surveiller avec la plus grande précision différents paramètres, comme le nombre de particules, les germes, la température, l’humidité dans l’air et la pression. Elles permettent ainsi de garantir que l’air présent et l’air entrant sont extrêmement purs, mais aussi que tous les critères de propreté attendus sont satisfaits. Ainsi, les salles propres participent à la protection des patients et assurent la qualité des produits médicaux.

Dans ces pièces, les matériaux pour les plafonds acoustiques ou leurs surfaces doivent être étudiés jusque dans les moindres détails et sélectionnés selon les normes et réglementations d’hygiène pour les domaines d’activité en présence.

La classification de la propreté de l’air, conformément à la norme ISO 14644-1, est la norme la plus connue dans le domaine de l’acoustique en salle propre. Elle indique le nombre maxi-mal de particules dans l’air ambiant et répartit les salles propres dans des classes allant de ISO 1 à ISO 9, la classe 1 représentant l’exigence de pureté la plus élevée (voir Image 2 - Tableau de classification de la propreté de l’air).

Le flux d’air laminaire est caractéristique de la classification dans les classes de pureté de l’air de 1 à 5. Aucune turbulence ne se forme et le schéma d’écoulement est uniforme. Avec un écoulement turbulent (classes de propreté de l’air de 6à 9), des tourbillons se créent et le modèle d’écoulement se comporte de manière inégale.

Il convient de relever que les salles blanches des classes 1 à 5 selon la norme ISO 14644-1 s’accompagnent d’une filtration élevée et que l’utilisation d’éléments de plafonds fermés est en partie impossible. Une exception est faite pour les salles blanches disposant d’un courant d’air de déplacement horizontal.

La norme NF S reconnue l’échelle nationale et internationale

Les plafonds acoustiques et les absorbeurs muraux doivent répondre aux critères de la norme française (valable à l’international) NF S 90-351:2013. Cette norme régit les exigences de sécurité concernant la conception, la construction, l’exploitation, l’entretien et les méthodes d’utilisation des systèmes de purification et de contrôle de l’air dans les établissements de santé.

La norme répartit les différents domaines d’application en quatre zones à risques.

  • Zone 1 (zone A) risque nul : bureaux, accueils, couloirs, hall, restaurant, salle de consultation, salle d’examens, salle de bains, cuisine, zones de salles blanches
  • Zone 2 (zone B) risque moyen : salles de réveil, endoscopie, stérilisation, radiologie, maternité, pédiatrie, service
  • Zone 3 (zone C) haut risque : salle d’opérations, soins intensifs, gynécologie et obstétrique, urologie, chirurgies plastique, hématologie, chimiothérapie, chirurgie, radiologie, IRM
  • Zone 4 (zone D) très haut risque : bloc opératoire, unités grands brûlés, neurochirurgie, chambre stérile, unités prématurés et soins intensifs pédiatrie, salle d’accouchements difficiles

Les quatre zones figurent toutes parmi les classes de pureté de l’air, de décontamination et de propreté microbiologique (voir Image 2 - Tableau des classes de pureté selon la norme NF S 90-351:2013).

Knauf AMF dispose d’une large gamme de systèmes de plafonds testés et autorisés pour répondre aux exigences les plus élevées de la norme NF S 90-351.

Une classification microbiologique est nécessaire

La norme française NF S 90-351 :2013 couvre également ce domaine en détail.

Est évalué l’effet du matériau utilisé pour les plafonds et les murs sur la réduction des agents pathogènes (bactéries, champignons, levures). Dans le cadre du test, la surface est contaminée à l’aide de certains microorganismes sur une période de 3 à 7 jours (selon la souche bactérienne utilisée), puis la réduction des germes sur la surface et dans l’air ambiant est étudiée. Il en résulte la classification de propreté bactériologique. M1 représente la meilleure classe, tandis que les classes suivantes correspondent à M10 et M100.

Les dalles de plafonds doivent au moins empêcher que les agents pathogènes poursuivent leur multiplication, l’idéal étant une lutte active et une réduction rapide du nombre de microorganismes.

Knauf AMF s’engage en ce sens avec le revêtement de couleur Hygena. Celuici présente une action préventive contre les microorganismes et les agents pathogènes suivants :

  • Escherichia coli ;
  • Aspergillus Niger ;
  • SARM (staphylococcus aureus résistant à la méticilline) ;
  • Candida Albicans ;
  • Pseudomonas aeruginosa ;
  • Proteus mirabilis ;
  • Clostrum difficile.

L’efficacité du revêtement a été testée selon les normes suivantes : EN ISO 846:1997, ASTM G21-15, ISO 22196:2011, JIS Z 2801, NF S 90-351.

Les systèmes de plafonds de Knauf AMF adaptés dans ce domaine figurent tous dans la classe M1.

Le nettoyage, la désinfection et la résistance à l’humidité des surfaces sont des éléments essentiels

Les dalles de plafonds dans les établissements de santé doivent être régulièrement nettoyées ou désinfectées pour des raisons d’hygiène selon la zone où elles sont installées. La face apparente doit pouvoir subir toutes ces actions sans que cela ne nuise aux propriétés spécifiques. En principe, il est judicieux de faire appel à un hygiéniste pour le choix des matériaux des plafonds dans les établissements de santé.

Nettoyage

Pour tout revêtement inférieur des dalles de plafonds, l’important est d’identifier le procédé de nettoyage adapté aux produits de nettoyage correspondants. Les types de nettoyage suivants entrent en ligne de compte :

Nettoyage à sec
Pour le nettoyage standard pour la poussière, la saleté et/ou les dépôts, il convient d’utiliser un aspirateur classique, dans la mesure où il est équipé d’une brosse souple.

Nettoyage humide
Pour un nettoyage plus intensif, les surfaces peuvent être nettoyées avec un chiffon humide. En principe, il convient d’utiliser une éponge ou un chiffon doux et essoré. Une fois le nettoyage effectué, la surface doit être essuyée avec un chiffon doux.

Nettoyage à l’eau
Un nettoyage à l’eau s’effectue avec de l’eau tiède (jusqu’à 40 °C) et une éponge, et en association avec un produit de nettoyage doux (pH entre 7 et 9). Pour ce faire, il convient de veiller à ce que les coins et la partie arrière des panneaux n’entrent pas en contact avec l’humidité. Une fois le nettoyage effectué, le séchage de la surface est nécessaire.

Nettoyage sous pression
Un nettoyage sous pression s’effectue exclusivement sur les plafonds à la construction visiblement solide (système C, chant SK), en respectant les exigences techniques suivantes :

  • température de l’eau : 40° max ;
  • pression de travail : 80 bar max, avec un débit de 500 l/h max ;
  • angle de pulvérisation (buse) : au moins 30° ;
  • distance minimale : 1,0 m (entre la buse et la surface).

Pour les procédés de nettoyage 2 à 4, il faut absolument éviter que l’humidité entre dans l’ossature. C’est pourquoi il est utile d’effectuer un test sur un panneau non visible ou sur un échantillon avant de procéder au nettoyage de la surface, afin d’éviter tout effet et toute interaction avec le revêtement Il est préférable d’éviter les produits abrasifs.

Knauf AMF propose un tableau récapitulatif reprenant le type de nettoyage le plus adapté pour chaque surface ( brochure sur les soins de santé , page 15).

Résistance aux désinfectants

Les normes en matière d’hygiène exigent une désinfection des surfaces inférieures des dalles dans le cadre de certaines utilisations. C’est pourquoi lors du choix du matériau, il convient de veiller à ce que les surfaces résistent aux désinfectants. La détermination de la compatibilité des matériaux lors de l’utilisation de désinfectants est établie dans les normes EN ISO 2812-3:2012 et EN 12720:2013. Les tests simulent une utilisation pendant 3, 9 et 15 ans. L’évaluation découle sur une classification allant de 5 (aucune modification de la surface de test) à 1 (modification importante).

Pour les dalles de plafonds concernées, Knauf AMF a démontré leur résistance à la désinfection. Les systèmes et chaque désinfectant adapté sont repris dans un tableau ( brochure sur les soins de santé , page 13).

Résistance à la corrosion et à l’humidité

L’humidité a une incidence notable sur la stabilité et la structure d’un plafond minéral et donc sur sa durée de vie. Dans de nombreux cas, une forte teneur en vapeur d’eau entraîne la perte de stabilité de forme, ainsi que des déformations. L’air a un comportement semblable à celui d’une éponge et peut, en fonction de la température, absorber l’eau sous la forme de vapeur. En outre, pour ce qui est de la résistance des dalles en cas de forte humidité, l’ossature doit résister à la corrosion. La norme EN 13964:2014 « Plafonds suspendus. Exigences et méthodes d’essai » définit les différentes classes (voir Image 2 - Classes selon la norme EN 13964:2014).

Un accompagnement professionnel avec un hygiéniste (externe) est judicieux

Lors de la planification et de la mise en place de mesures relatives à l’acoustique dans les établissements de santé, il convient de consulter des experts qualifiés dans le secteur de l’hygiène. De fait, grâce à la formation continue interne aux milieux hospitaliers, les spécialistes disposent du savoirfaire nécessaire, ou alors, ils sont engagés par les établissements de santé en tant que prestataires externes. En qualité d’experts, ils connaissent toutes les exigences et réglementations en application dans le cadre de la prévention des infections et de l’hygiène. Ils procèdent également à un contrôle ultérieur de leur application.

Grâce à une collaboration précoce et à des échanges intenses et continus entre les responsables de la planification, les experts en hygiène et acoustique architecturale, il est possible de trouver une solution professionnelle pour tous les secteurs concernés, dans le respect des exigences des normes d’hygiène les plus strictes et d’une acoustique adaptée.

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